5 façons de démissionner avec classe

« On n’a jamais deux fois l’occasion de faire une bonne première impression », dit la sagesse populaire. C’est valable aussi pour la dernière. Dans le monde de travail, il faut aussi savoir soigner sa sortie.

Annoncer votre démission n’est jamais une chose à prendre à la légère, car votre départ décidé de façon unilatérale a toutes les raisons du monde de frustrer votre patron.

Tout d’abord, il se retrouve avec la contrainte de vous remplacer, une charge pour lui comme pour toute l’entreprise : définir un profil de poste, lire les CV, organiser des entretiens, autant de choses que votre chef n’envisage sûrement pas de gaîté de cœur, et dans lesquelles vous le précipitez fatalement en quittant votre job.

Ensuite, parce qu’il vous a choisi, puis qu’il vous a encadré, il a toutes les raisons de se remettre en question à l’annonce de votre départ. Il va donc falloir ménager sa susceptibilité au maximum pour éviter qu’il prenne la situation de manière personnelle.

Il se peut aussi que se soit carrément développée entre vous deux une affection réelle. Votre démission prend alors des allures de rupture tout court autant que de rupture de contrat. Bref, le motif évoqué pour votre départ doit être absolument irréprochable. On juge d’abord les gens sur leurs décisions, et si la vôtre apparaît immature ou irraisonnée, voilà irrémédiablement terni le souvenir de tout votre passage dans l’entreprise.

Les meilleures raisons pour démissionner

Pour vous éviter les « Je ne vous supporte plus, vous et tous les autres » et autres « Là où je vais, au moins on ne m’offre pas un salaire de misère », voici quelques exemples de raisons de quitter votre emploi qu’on ne pourra jamais vous reprocher :

–    Mon départ s’inscrit dans une stratégie de carrière pointue : ce motif a d’autant plus de chances d’être bien accueilli si vous êtes encore jeune sur le marché du travail. L’idée, c’est par exemple que vous devez essayer plusieurs environnements de travail, postes, tailles d’entreprise pour déterminer ce qui vous convient le mieux. L’avantage, c’est que si vous quittez votre prochain emploi au bout de six mois, cela pourra encore paraître logique,  et vous pourrez réutiliser le même argument…

–    J’ai besoin d’être utile à quelque chose : qui irait vous reprocher de quitter un poste en finances pour aller faire de l’humanitaire ou travailler dans le milieu communautaire? Dans le même ordre d’idée, vous pouvez aussi évoquer une raison familiale à votre départ, comme mieux vous occuper de vos enfants ou prendre en charge un parent malade. N’importe quoi, tant que ça montre votre grand intérêt pour les autres.

–    Je veux être mon propre patron : l’entrepreneuriat est auréolé de toute la gloire d’oser quitter la sécurité du salariat pour développer ses propres projets. Nul doute qu’avec une telle raison, votre départ suscitera plus d’admiration que de rancœur. Étayez cependant un minimum votre argumentaire pour être capable de répondre aux questions, même bienveillantes, dont on risque de vous bombarder.

–    Le poste ne correspond pas aux promesses d’embauche : sur papier l’emploi offert était génial, mais dans les faits, vous ne servez à rien, et les promesses de votre patron se font attendre? Si après en avoir discuté avec lui ou votre supérieur immédiat, la situation ne change pas, cette raison de départ est tout à fait valable si le poste ne vous convient pas du tout.

–    Je souhaite retourner aux études : Ajouter un certificat ou une maîtrise à votre formation est une bonne façon d’améliorer votre situation. De plus, c’est une excellente manière de dire à votre patron que vous quittez l’entreprise pour d’autres cieux plus cléments. Peut-être voudra-t-il vous embaucher à nouveau une fois votre formation complétée ?

Et si votre ancien patron vous retrouve en poste chez son principal concurrent quelques semaines plus tard, vous pouvez toujours essayer de lui expliquer que vous avez changé d’avis…

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