Contrer le fléau de la vendredite…

Engagement des employés la vendredite

La « vendredite » est la tendance des employés à prendre une journée de maladie le vendredi pour s’offrir une longue fin de semaine… Des conseils pour contrer ce problème.

« Nous avons eu un client qui avait un important problème d’absence les vendredis, les lundis et les lendemains de jour férié, raconte France Lefebvre, CRHA et présidente de Fortuna Groupe Conseil. La direction a donc décidé de faire de la réduction des absences un objectif annuel. Quand elle a annoncé à tous ses employés qu’elle aurait les absences à l’œil cette année, les absences ont chuté significativement, avant même que la direction ait eu le temps de mettre des mesures en place ! »

Par expérience, France Lefebvre constate que les solutions les plus efficaces sont souvent les plus simples. Pour le client susmentionné, le fait de communiquer des attentes claires à ses employés aura déjà réglé une partie du problème. Idéalement, on consignera ces attentes dans une politique officielle de gestion des absences. Le but est de sensibiliser ses employés aux conséquences de s’absenter : « Plus que sensibiliser, précise la conseillère, il faut qu’ils prennent conscience des conséquences sur l’entreprise, des coûts, mais aussi du fait qu’ils mettent leurs collègues dans le pétrin !… »

Quand les attentes sont clairement établies, « mesurer » et « agir » sont les deux vecteurs d’une bonne gestion. « Pas besoin d’attendre d’avoir un système de gestion hypersophistiqué pour comptabiliser les absences, un simple calendrier suffit avec un code de couleurs pour les types d’absence. » On doit ensuite faire un suivi rigoureux de ces absences : « On a le droit de demander la raison d’une absence à un employé, rappelle France Lefebvre. Et “motif personnel”, ce n’est pas une réponse… L’employeur a le droit de savoir pourquoi un employé s’absente. »

L’absentéisme, en chiffres

Depuis plusieurs années, l’absentéisme est un problème récurrent au sein des organisations. Dans un rapport de 2015 de la firme Morneau Shepell, 53 % des employeurs et 43 % des employés admettaient que l’absentéisme constituait un « problème grave » dans leur organisation. « Les entreprises sont effectivement loin d’avoir le problème sous contrôle, croit France Lefebvre, CRHA. On observe un laisser-aller dans plusieurs organisations au chapitre de l’absentéisme, particulièrement les vendredis, les lundis et les lendemains de jour férié. »

Ce type particulier d’absentéisme lié aux jours de la semaine a été documenté en 2016 par la Fédération canadienne des contribuables ; leur enquête a révélé qu’au sein de la fonction publique québécoise, les taux d’absentéisme du vendredi et du lundi étaient 18 % plus élevés que ceux des autres jours de la semaine. En 2012, un rapport du Conference Board du Canada a évalué le coût « direct » de l’absentéisme à 16,6 milliards de dollars pour les entreprises à l’échelle canadienne. La moyenne d’absence s’élevait alors à 9,3 journées par année par employé. Alors qu’une partie des absences s’expliquent par des maux physiques ou psychologiques, il est bon de savoir que « 52 % des absences occasionnelles ne sont pas liées à la maladie », rapporte Morneau Shepell.

 

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