Éthique en milieu de travail : un bon constat, mais…

By novembre 3, 2014Gestion et RH
Gestion et RH two men talking at work

Pour la première fois cette année, l’Ordre des conseillers en ressources humaines agrées (CRHA) a décidé de sonder ses membres quant au délicat sujet de l’éthique en milieu de travail. Résultat : 4 travailleurs sur 5 ne ressentent pas d’influence négative sur leur éthique de travail. Un constat somme toutes encourageant!

« On voulait voir si la commission Charbonneau avait eu un impact concret dans les entreprises », explique Florent Francoeur, président-directeur général de l’Ordre. Appartement pas, puisque les conclusions de l’enquête laissent à penser que les comportements n’ont pas réellement changé. « Plusieurs disent que si la commission Charbonneau n’a pas influencé leurs actions, c’est qu’ils agissent déjà de manière éthique et sont confortables avec les actions de leur entreprises », dit-il. En effet, plus de 70% des employés jugent leur patron intègre, ce qui témoigne d’un niveau de confiance élevé.

Tout de même, l’étude a mis en lumière que quelque 19% des travailleurs ont déjà agi à l’encontre de leurs valeurs pour satisfaire leur supérieur. Ce taux diminue toutefois à 14% lorsque l’organisation a mis en place des mesures pour éviter de tels comportements. La situation est donc globalement positive, mais il reste du travail à faire.

Des politiques existantes, mais méconnues

Florent Francoeur explique que pour améliorer la situation, la première chose à faire pour un employeur est de s’assurer d’avoir une politique d’éthique mise en place dans la compagnie. D’ailleurs, 80% des compagnies en ont… mais seulement 40% des employés sont au courant de son existence! Il faut donc s’assurer que ces politiques sont comprises et intégrées par les travailleurs. Le mot d’ordre ? Répéter…répéter, répéter!

Selon le PDG de l’Ordre des CRHA, le thème de l’éthique professionnelle devrait être abordé dès l’entrevue de sélection. « Ce sont des questions qui peuvent être posées en entrevue », suggère Florent Francoeur. « Par exemple : que feriez-vous si un patron vous demandait de falsifier un contrat? » Introduire cette thématique dès l’entrevue d’embauche est une bonne manière de sensibiliser l’employé à cette problématique, tout en mettant de l’avant les valeurs de l’entreprise. « L’employé va se souvenir de cette question et saura qu’on s’attend à un comportement irréprochable de sa part sur ce point. », conclut M. Francoeur.

Quoi qu’il en soit, la commission Charbonneau aura au moins servi à remettre le sujet de l’éthique sur le radar des employeurs: 34 % des membres de l’Ordre sondés ont ainsi indiqué que, depuis que le sujet occupe la place publique, la direction de leur entreprise est plus sensible à la question.

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