Les 10 emplois les plus dangereux

Gestion et RH Tendances en milieu de travail

On ne se rend pas toujours compte que des gens risquent leur vie chaque jour pour faire en sorte que l’on ait un toit sur la tête et de la nourriture dans notre assiette. C’est le constat que l’on fait lorsqu’on passe en revue 10 des emplois les plus dangereux au Québec.

Agriculteur
Au Québec, le secteur d’activité le plus dangereux est de loin celui de l’agriculture, avec un taux de décès de 21 travailleurs pour 100 000 travailleurs. Les risques ? Pièces tranchantes mal protégées, machinerie lourde, émanations toxiques. Encore en janvier, un agriculteur de 48 ans a perdu la vie sur une ferme laitière de Val-des-Monts.

Pêcheur
« La comparaison des statistiques d’accidents mortels avec les autres catégories professionnelles révèle que la pêche est l’un des métiers les plus dangereux. » Voilà la conclusion d’une étude récente de l’IRSST. Sans surprise, on y apprend que le « chavirement » est le plus grand péril du pêcheur.
http://www.irsst.qc.ca/media/documents/PubIRSST/R-811.pdf

Camionneur
Les accidents de la route sont la deuxième cause d’accident mortel chez les travailleurs (10 décès en 2013). Or, c’est l’essence même du camionneur que de sillonner les routes en y transportant des marchandises. D’où vient le risque ? Conditions routières, fatigue accumulée, comportements hasardeux des automobilistes.

Travailleur de la construction
Secteur d’emploi le plus meurtrier au Québec (en chiffres absolus), la construction a fait 76 victimes en 2013. Tous les risques sont ici combinés : équipements tranchants, machinerie lourde, travail en hauteur, risques d’électrocution. Avec 5 575 accidents de travail en 2013 seulement, on peut dire que les travailleurs du bâtiment l’ont à la dure.

Élagueur
À l’automne 2012, un élagueur meurt électrocuté à Gatineau lorsqu’un tronçon de l’épinette sur laquelle il travaille s’abat sur une ligne électrique de 14 400 volts. C’est un des risques de ce métier. Un autre évident : le risque de chute, qui représente la troisième cause d’accident mortel chez les travailleurs (9 décès en 2013).

Monteur de ligne
Le monteur de ligne fait face à trois dangers potentiels : les intempéries, les risques de chute et un très haut voltage. Et le mot est faible, quand on sait qu’il doit réparer des lignes de 735 000 volts… sans interrompre le service. À titre comparatif, ce métier provoque annuellement 21,5 décès par 100 000 travailleurs aux États-Unis.

Forestier
Les travailleurs forestiers et les bûcherons ont subi 264 accidents de travail en 2013, dont deux mortels. Les risques du métier ? Outils mécaniques tranchants, environnement imprévisible, routes mal dégagées. C’est d’ailleurs ainsi qu’un employeur forestier du Bas-Saint-Laurent a péri il y a deux ans, en essayant de dépêtrer sa semi-remorque enlisée dans la neige.

Éboueur
Courir derrière un camion en mouvement, c’est rarement une bonne idée. C’est pourtant ce que font chaque jour les éboueurs. Un rapport de 1992 a pris le soin de décrire les mille et une « situations à risque » d’un éboueur pour une seule heure de travail : 53 montées et descentes du marchepied arrière, 38 courses, 482 flexions, 203 lancées, 159 torsions et ainsi de suite. Tout ça sans se faire frapper !
http://www.irsst.qc.ca/media/documents/PubIRSST/RR-061.pdf

Agent correctionnel
La mort n’est pas le seul danger pour un travailleur. Un climat d’intimidation et de violence est le lot de certaines professions. Dans une étude de 2013, 72 % des agents correctionnels interrogés ont dit avoir subi un acte d’intimidation dans l’année précédant l’enquête. S’ajoute à cela le risque de subir un choc post-traumatique (17 % des agents, selon une étude ontarienne) en étant impliqué dans un incident violent.
http://www.cicc.umontreal.ca/files/prod/publication_files/Rapport-de-recherche-SCQ_ggomezdelprado_final.pdf

Infirmière à l’urgence
L’étude date de quelques années déjà (1997), mais les chiffres sont sans équivoque. Travailler à l’urgence, c’est s’exposer aux menaces, aux insultes et aux agressions physiques de la part des patients. En effet, 96 % des répondants ont déclaré avoir subi des agressions verbales et 42 % des agressions physiques dans l’année précédant l’étude. Par ailleurs, il n’est pas inutile de rappeler qu’il y a eu 9 003 accidents de travail dans le milieu de la santé en 2013.
http://www.asstsas.qc.ca/Documents/Publications/Repertoire%20de%20nos%20publications/OP/op221019.pdf

RÉFÉRENCES
Statistiques annuelles 2013, CSST
http://www.csst.qc.ca/publications/200/Documents/DC200_1046web.pdf

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