Les chercheurs d’emploi ont-ils le gros bout du bâton?

By juillet 2, 2015 Embauche et recrutement

83 % des recruteurs sont d’avis que les chercheurs d’emploi ont bel et bien le gros bout du bâton dans plusieurs domaines. Alors qu’autrefois les employeurs lançaient des offres d’emploi pour attirer les candidats, aujourd’hui ces derniers magasinent leur prochain emploi.

Comme employeur, comment se joue ce nouveau rapport de force sur le marché?

Dénicher les « non-chercheurs » d’emploi
Sandrine Théard, spécialiste en recrutement à la Source Humaine, résume la nouvelle dynamique : « Le recrutement est plus exigeant. Il n’est plus question d’afficher un poste et d’attendre que les candidats répondent à l’appel. Les recruteurs ont désormais un rôle de détective. »

C’est que la future perle rare dans les secteurs les plus convoités n’est ni un candidat dans une banque de CV, ni un chercheur d’emploi en plein magasinage : elle n’est même pas active sur le marché de l’emploi, confortablement employée et complètement invisible aux entreprises qui recrutent. Pour la trouver, un mot d’ordre : proactivité.

Du coup, c’est un tout nouveau rôle de chasseur de têtes que les dirigeants à la recherche du candidat parfait ou les spécialistes en ressources humaines ont le défi d’apprivoiser. LinkedIn vient certainement leur faciliter la tâche afin de dénicher les profils idéaux, mais ce n’est qu’une première étape.

« Dans certains domaines, comme en TI, les candidats sont tellement sollicités qu’ils ne prennent même plus le temps de répondre aux approches des recruteurs…» lance Sandrine Théard. Après la chasse, l’opération charme débute…

Recruter sans le gros bout du bâton
Trouver la perle rare ne suffit donc plus : il faut savoir ensuite se vendre comme organisation.

Et ce n’est pas seulement une histoire de « qui offre le plus gros salaire » qui fera gagner la course au meilleur candidat.

Trois pistes à explorer :

1. Afficher un branding fort et clair
Les entreprises qui ne se mettent pas de l’avant sur le Web réduisent leur chance d’attirer les meilleurs talents, selon la spécialiste et formatrice en recrutement. Après tout, qu’est-ce qui est plus désirable : une approche d’une entreprise qui présente une image forte ou une entreprise dont on cerne mal les activités et la culture? À qui le candidat se donnera-t-il la peine de répondre?

Un site Web mis à jour régulièrement et une présence active sur les réseaux sociaux sont donc autant de façon de donner une voix à une entreprise pour se faire remarquer sur le marché de l’emploi.

2. Offrir mieux
« Les chercheurs d’emploi sont plus exigeants que leurs parents. En terme de salaire, par exemple : c’est un changement de mentalité. Ils veulent plus qu’un job, ils veulent une qualité de vie. L’aspect social n’a jamais été aussi important! » explique Sandrine Théard.

La présence d’une garderie ou d’un gym en milieu de travail, la possibilité de télétravail ou la flexibilité des horaires, par exemple, sont autant de facteurs à mettre de l’avant quand vient le temps de charmer un candidat. Fini le temps où on ne parlait que du salaire dans une offre d’emploi!

3. Suivre le rythme
Le délai de recrutement n’a jamais été aussi court. Les candidats convoités ne traînent pas longtemps sur le marché de l’emploi. « Quand un employé vit une insatisfaction, ce n’est pas long qu’il va regarder ailleurs plutôt que de tenter de régler le problème à l’interne. C’est la façon de vivre aujourd’hui : on ne répare plus, on change! » dit Sandrine Théard. En tant que recruteur, il faut donc capter cette insatisfaction sur le coup.

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