Les meilleurs emplois pour les Y

By novembre 10, 2015 Gestion et RH

par Martine Roux

Quels sont les emplois d’avenir pour la génération Y? Un organisme américain esquisse un portrait à grands traits. Conclusions et adaptation au contexte québécois.

On leur prédit un avenir doré en raison du départ à la retraite des baby-boomers. Mais depuis qu’ils ont déboulé sur le marché du travail, le taux de chômage des représentants de la génération Y (nés entre 1980 et 1995) est plus élevé que celui des travailleurs plus âgés, selon Young Invicibles, un organisme américain à but non lucratif qui défend les intérêts des jeunes adultes. On observe d’ailleurs la même situation au Québec, selon les données de l’Institut de la statistique du Québec.

Pour les aider à mettre toutes les chances de leur côté, Young Invicibles a dressé un palmarès des meilleures carrières d’avenir. Le groupe a passé au peigne fin 400 professions et a filtré les résultats en vertu de trois critères : salaire, perspectives d’emploi d’ici 2022 et accessibilité pour la génération Y.

Ces résultats doivent être interprétés avec prudence de ce côté-ci de la frontière : le contexte et les perspectives d’emploi ne sont évidemment pas les mêmes au Canada et aux États-Unis, sans parler des disparités régionales. Par ailleurs, métiers et professions ne sont ni définis, ni répertoriés de la même façon dans les deux pays.

L’étude de Young Invicibles n’est pas dénuée d’intérêt pour autant. Voici les meilleures carrières d’avenir selon ce groupe ainsi que leur adaptation au contexte québécois sur la base de trois lorgnettes officielles : La Relance au collégial en formation technique et La Relance à l’université (Ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche) ainsi que l’Information sur le marché du travail (Emploi Québec). À noter : la grande majorité des emplois figurant au sommet du palmarès nécessitent un diplôme d’études postsecondaires.

Top 5 des métiers d’avenir pour les Y

1. Personnel de soutien des services de la santé
Cette vaste catégorie porte le vocable américain Physician’s assistant et regroupe tant l’infirmier que le technologue en radiodiagnostic. Au Québec, les perspectives d’emploi pour le secteur de la santé sont bonnes. Dans ce secteur, le taux de chômage pour les diplômés de la formation technique du collégial était de 2,1 % en 2013, et de 1,3 % pour les titulaires d’un baccalauréat.

2. Actuaire
Une carrière en actuariat – application des mathématiques afin d’évaluer et de gérer des risques financiers – est un excellent choix de carrière pour les Y. Au Québec, les perspectives d’emploi pour cette profession sont favorables : seuls 1,1 % des bacheliers récents en actuariat n’avaient pas trouvé d’emploi.

3. Statisticiens
Avoir la bosse des chiffres, c’est payant : en 2013, au Québec, 100 % des détenteurs d’un baccalauréat en probabilités et statistiques étaient sur le marché du travail.

4. Ingénieur biomédical
Comme aux États-Unis, les ingénieurs biomédicaux – spécialistes qui conçoivent des produits destinés à la surveillance des fonctions physiologiques tels des systèmes d’imagerie par résonance magnétique (IRM), des cœurs artificiels, etc. – ne connaissent pas le chômage, dont le taux était de 0 % en 2013 chez les diplômés québécois en génie biologique et génie biomédical.

5. Chercheur en informatique
Le terme américain, Computer and information research scientists, désigne ici les chercheurs hautement qualifiés en informatique et en technologies de l’information. De ce côté-ci de la frontière, il faut faire un doctorat en sciences de l’informatique pour accéder à ce titre. À titre indicatif, le taux de chômage des bacheliers en sciences de l’informatique était de 3,2 % en 2013.

Copyright Workopolis. All rights reserved.