Travaux routiers : les solutions des employeurs

By novembre 21, 2016 Gestion et RH

Avec les nombreux chantiers en cours sur les routes du Québec, la congestion n’est plus seulement une question d’heures de pointe. L’automobiliste peut se retrouver coincé dans la circulation n’importe quand.

Selon un sondage réalisé par l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA), 78,8 % des organisations constatent que les travaux routiers ont un impact sur la gestion de leurs ressources humaines.

Au cours de la dernière année, les travaux et la congestion routière ont entraîné des retards fréquents chez 31 % des employés, et des retards occasionnels chez 50,6 % d’entre eux. Ils ont aussi très souvent occasionné de l’absentéisme chez 8,5 % des répondants, et occasionnellement, chez 35,7 % d’entre eux. Parmi les mesures à favoriser pour atténuer l’impact de ces travaux, les horaires flexibles et le télétravail sont les solutions le plus souvent envisagées par les employeurs.

Des opérations chamboulées
Catherine Jannard, CRHA, est conseillère en ressources humaines pour diverses organisations. Parmi ses clients, elle compte des entreprises dont les activités comportent des livraisons de produits. Leurs opérations sont donc directement affectées par les travaux routiers. Lorsque c’est le cas, Mme Jannard souligne l’importance de la sensibilisation et de la prévention, tant auprès des gestionnaires que de leurs clients, afin d’éviter que toute la pression supplémentaire générée par les retards repose sur les épaules des employés.

« Les gestionnaires de comptes doivent prévenir leurs clients que les livraisons pourraient être retardées en raison de la congestion, dit-elle. D’autre part, la logistique des livraisons doit tenir compte des travaux, sinon les employés pourraient courir des risques pour leur santé mentale et physique. »

Lorsque la nature du poste et les tâches le permettent, elle préconise le télétravail encadré par un suivi rigoureux.

« Tout travail réalisé au bureau nécessite une planification, des jalons de suivi et des échéanciers, dit-elle. Il faut traiter le télétravail avec la même rigueur. L’employeur a la responsabilité d’appliquer la même qualité de suivi à distance, et il doit être accessible pour les employés qui travaillent de chez eux. Quant à l’employé, il doit conserver une routine et livrer les résultats attendus, peu importe où il se trouve. »

Un peu de souplesse
Les horaires flexibles constituent la mesure ayant le plus la cote auprès des employeurs. C’est la solution envisagée par près de 86 % des répondants au sondage.

« Nous avons une politique d’horaires flexibles où l’on demande aux employés d’être là pendant les heures de collaboration, soit entre 10 h et 15 h. Ils ont donc une fenêtre assez large pour les heures d’arrivée et de départ. Les réunions sont organisées à l’intérieur des heures de collaboration », explique Élodie Achard, CRHA et responsable des ressources humaines chez Mawashi.

Finalement, certaines entreprises encouragent les employés à utiliser le transport en commun en participant à des programmes incitatifs, comme Opus et Cie de la STM.

« Ce sont des programmes de fidélisation. Nous payons une partie de la carte mensuelle, explique Geneviève Bélec, CRHA et directrice des ressources humaines chez Bouthillette Parizeau. Il y a eu une augmentation de l’utilisation du transport en commun, mais cela pourrait encore s’améliorer. »

-Article fourni par l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés

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